Ecole de Musique de Magny-Les-Hameaux

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Violon

Le violon par Agathe Blondel

 

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1. Les origines du violon

Le violon apparaît, avec ses caractéristiques essentielles au niveau de la forme, de la sonorité et de l’accord, pendant la première moité du XVIème siècle. Si dès lors, l’évolution a été brève jusqu’à ce que Antonio STRADIVARI lui donne ses proportions définitives, sa genèse remonte aux civilisations les plus reculées. La question des origines est loin d’être résolue.

Contrairement à l’opinion générale, la famille du violon ne descend pas en ligne directe des violes. S’il y a filiation, c’est avec la lointaine cithare, elle-même empruntée aux plus vieilles civilisations orientales par les Grecs. La question se trouve encore compliquée du fait que, à l’apparition des instruments à archets, se présentent, non une modèle uniforme, mais des types très divers : vièle, rote, gigue, rebec, fréquemment citée dans les textes.

Une vièle

 

La vièle descendrait de la cithare antique, le rebec de la lyre. C’est à la vièle qu’il semble le plus indiqué de remonter. Sa structure l’apparente à notre instrument : une caisse constituée d’une table et d’un fond reliés par des éclisses, un manche qui s’achève en chevillier – cependant que les anciennes figures la représentent jouée à l’épaule, comme le violon.

Vers le XVème siècle, on désigne la vièle sous le nom de viole, elle acquiert alors une prépondérance sur les autres instruments à archet .

 

 

La lira da braccio

 

Pourtant, il semble que le violon soit issu d’un instrument intermédiaire apparu au XVIème siècle : la Lira da braccio, ainsi dénommée par les humanistes de la Renaissance pour la rattacher à l’Antiquité que la Lyre symbolisait. Cet instrument n’a rien à voir pourtant avec la lyre gréco-romaine : elle est tenue comme le violon tandis que son format équivaut celui de l’alto.

 

2 . La lutherie

Le violon est composé de quatre-vingt-deux pièces façonnées à la main et assemblées par collage.

plan_violon_2.jpg· LA TABLE SUPÉRIEURE dite d’HARMONIE, son épaisseur moyenne est 2 mm 5. Elle est en sapin (bois léger à fibres régulières et droites qui « vibre ») et voûtée (pour résister aux 12 kg de tensions des cordes) . La Table d’harmonie est percée de deux ouïes en forme de 8. leurs emplacements, déterminés avec soin, jouent extrêmement sur la sonorité.

· LA TABLE INFÉRIEURE ou FOND est en érable (bois plus dense, plus résistant) et voûtée.

Les deux tables sont constituées d’une ou deux pièces.

· Les ECLISSES font les côtés et relient les deux tables. Elles sont en érable, comme le fond, et courbes. Six Pièces.

· LES CONTRE-ECLISSES renforcent la éclisses à l’intérieur de la caisse ; elles sont en sapin. Douze pièces.

· LES TASSEAUX renforcent les éclisses aux deux extrémités, comme les contre-éclisses, ils sont en sapin. Deux pièces.

· L’AME est une petite baguette cylindrique en sapin prise entre les deux tables. Elle permet à la table supérieure, qu’elle rend plus rigide et aide à supporter la pression du pied gauche du chevalet. Une pièce.

· LES FILETS, en bois divers, ont la double fonction de protection des tables et d’ornement. Vingt-quatre pièces ou plus

· Le manche, en érable, s’appuie sur le tasseau supérieur de la caisse. Une pièce.

· La touche, en ébène noir, est collée sur le manche. Une pièce.

· Le chevillier ou la Volute, comprend quatre chevilles en ébène noir, servant à l’accord.

· Le sillet, en ébène noir, sert à la fixation des cordes. Deux pièces.

· Le chevallet, en érable, ou en hêtre découpé, est placé au centre de la table d’harmonie, il supporte les cordes et communique leurs vibrations à la table d’harmonie. Une pièce.

· Le cordier, en ébène noir, sert à la fixation des cordes. Deux pièces.

· Le bouton, en ébène noir, et une attache en corde de boyau servent à fixer le cordier à la barre de l’instrument.

· Les cordes : sol, ré, la mi sont en boyau de mouton ou en métal filé.

 

Plusieurs couches de vernis protègent les parties extérieures et assurent un vieillissement des bois favorable à la qualité du son

 

3. Le fonctionnement sonore

Une corde frottée par l’archet vibre, ces vibrations sont transmises au chevalet à destination de la table d’harmonie tandis que l’âme communique ensuite ces vibrations à la table inférieure qui fait office de réflecteur des sons reçus, ainsi l’ensemble de la caisse entre en résonance.

La réussite sonore d’un instrument est subordonnée à divers facteurs : ancienneté du bois, dessin des contours, galbes de la table d’harmonie et du fond, épaisseur, tension de la barre d’harmonie sous la table, fluidité des vernis, ajustage et tension de l’âme dont quelques dixièmes de millimètres seulement peuvent modifier le son, découpe du chevalet, angle de tangence des cordes au chevalet et leur pression ainsi obtenue, calibrage des cordes.

A tous ces paramètres et à leur variation vient s’ajouter le caractère du violoniste qui, s’il attend puissance et qualité sonore de son instrument, cherche la sensibilité et la souplesse qui réfléchiront son goût et transmettront les vibrations de son âme.

4. L’archet

L’archet se compose d’une baguette en bois de Pernambouc (du nom d’un état du Brésil dont il est originaire), une extrémité est appelée pointe, ou tête, l’autre le talon. Ce bois réunit souplesse et résistance, légèreté et équilibre.

Ce petit coin de bois, placé près de la poignée de l’archet, est appelé hausse. La mèche, faite d’environ cent cinquante crins, est fixée d’un côté à la hausse et de l’autre à la tête. Les crins sont choisis en raison de leur robustesse et de leur élasticité. On les trouve, généralement, sur des chevaux originaires du Canada ou de Sibérie. Elle se tend au moyen d’un bouton dans lequel est adapté une vis.

La tenue de l’archet est encore sujette à discussion. L’école française s’est ralliée aux principes posée par Lucien Capet (1873-1928), violoniste et pédagogue à qui l’on doit un important traité : La Technique supérieure de l’archet (1916)

 

5. Technique de l’archet

La technique de la main droite est tout aussi difficile que celle de la main gauche. On admet trois catégories de coups d’archets :

· Coups d’archets lents et soutenus, d’une intensité constante appelés sons filés, considérés comme présentant la difficulté violonistique majeure.

· Coups d’archets rapides, à savoir : grand détaché, détaché bref (ou court), martelé, spiccato (archet soulevé) et le staccato

· Coups d’archet rebondissants où l’élasticité de la baguette est largement utilisée : sautillé, staccato à ricochets, jeté ou rebondissant. Ces trois coups d’archet consistent à le lancer en sorte qu’il ricoche sur la corde ?

 

La technique du bras droit comporte de nombreuses variantes :

· Batteries et brisures : l’archet attaque alternativement deux cordes, voisines ou éloignées –

· Bariolages : l’archet joue deux ou trois notes séparées par une brusque accentuation donnée à chacune d’elles

· Doubles cordes : on joue deux trois ou quatre notes à la fois. Retardataires sur ce point jusqu’aux premières années du XVIIIème siècle, les Français se contentaient de plaquer quelques accords. De leur côté, les Italiens et les Austro-Allemands, en sorte d’obtenir plus aisément les harmonies requises, modifiaient l’accord du violon. Procédé appelé par les Français «jeu à cordes ravallées» ou «violon discordé» ; l’instrumentiste profite de quelques «mesures à compter» pour modifier l’accord.

· L’arpège consiste à égrener l’accord note par note ; on peut « arpéger » de bas en haut, de haut en bas soit «aller-retour».

6. Technique du violon

Il n’y a guère plus d’un siècle que la tenue du violon telle que nous la connaissons a été adoptée par l’ensemble des écoles. Il doit être placé sur la clavicule gauche, incliné vers la droite d’environ 45 degrés, maintenu par le menton et le milieu de l’ épaule ; le coude gauche rentré à l’aplomb du milieu de la table.

La main gauche influe sur l’intonation et la vélocité, son étude conduit à l’obtention de certains effets

Les sons harmoniques sont obtenus en effleurant la corde à certaines distances données du sillet.

Le pizzicato fut en usage dès l’origine du violon, la main droite pince les cordes. Il fut imaginé au milieu du XVIIIème un pizzicato de la main gauche, en alternance avec les notes jouées à l’archet, jusqu’à ce que Paganini, au lieu d’alterner, introduise le jeu simultané à l’archet et le pizzicato avec les doigts de la main gauche restés libres.

La vibrato obtenu par une oscillation, un tremblement, du doigt qui s’appuie sur la corde. Il rapproche le son du timbre de la voix humaine. Il existe divers vibratos choisis en fonction des œuvres.

Le glissando permet de franchir un intervalle plus ou moins important sur une même corde sans rompre la ligne mélodique.

 

7. Quelques questions sur l’étude du violon

A quel âge commencer ?

Vers six ans, sept ans ou huit ans on se penchera sur la maturité de l’enfant, sur son pouvoir de concentration et surtout on tiendra compte des ses désirs.

Quels sont les impératifs de travail ?

Il est nécessaire de l’enfant joue son instrument tous les jours ; au début quinze minutes quotidiennes suffiront.


Avec quel instrument commencer ?

On trouve toutes les fractions de violon, depuis le 16ème jusqu’à l’entier. Certains luthiers s’engagent à reprendre les premiers instruments d’étude sur l’achat d’un de taille supérieure. In faut envisager un budget de départ d’environ 250 à 300 € pour un violon d’étude, l’archet et la boite.

 

 

 


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