Ecole de Musique de Magny-Les-Hameaux

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Petite histoire du Jazz

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Petite histoire du Jazz

 

Les origines du Jazz : Vers la moitié du XVIIe siècle les premiers esclaves africains débarquent en Amérique. Ils sont vendus aux enchères et sont achetés par les propriétaires terriens pour cultiver le coton dans le sud des Etats Unis. Ainsi nait une nouvelle culture, afro-américaine, qui exprimera avec la musique, la rencontre complexe entre les Africains et le Nouveau Monde.

L’unique moment d’expression musicale de l’esclave fut le chant : selon la coutume africaine, les compagnons répondent en cœur au chant d’un travailleur, en cherchant un rythme qui accompagne le travail. Telle est, dans les plantations, la première forme musicale afro-américaine les work songs, les chants de travail.

Le christianisme se diffuse rapidement parmi les esclaves africains. Le rôle social des premières Eglise noires est d’un intérêt capital pour la culture noire américaine car c’est le seul endroit dont disposait l’esclave pour se livrer à des activités humaines après le labeur des champs.

negro-spiritual.jpgLe negro spiritual rassemble, sous son appellation, la pratique de chants religieux perpétuée par la population noire durant la période de l’esclavage aux Etats-Unis. Il est la fusion de la tradition du chant africain et de la musique religieuse chrétienne et symbolise la naissance de la musique afro-américaine. Pour faire de « cantiques blancs » des negro spirituals, les Noirs se sont servis de tous les procédés de la musique africaine : rythme syncopé, polyphonie, déplacement des accents, modification des timbres et effets de vibrato divers.

Le gospel est plus tardif, c’est en quelque sorte le prolongement moderne du Negro Spiritual. Dès le début de notre siècle, les chorales les plus populaires rencontrent un vif succès auprès du public américain et européen, et l’on voit naître dans la plupart des universités des chœurs de très bonne qualité, faisant découvrir au public blanc les fondements de la musique afro-américaine.

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Le Blues apparaît au sud des États-Unis vers la fin du XIXe siècle dans le Delta du Mississippi. Le mot vient d’une expression courante qui signifiait « je m’ennuie ». Puis au cours du XIXe siècle, le mot changera de sens pour vouloir dire « j’ai le cafard ». C’est une forme poétique qui exprime l’amour, le désir, le tragique des rapports humains, la mort, la solitude, les joies et les douleurs que le Noir a connu pour s’intégrer dans la société blanche après l’abolition de l’esclavage. Les blues racontent aussi avec réalisme et humour les faits quotidiens et les expériences personnelles. Avec le Blues, et pour la première fois dans la musique des Noirs américains, les instruments firent leur apparition ; au début la guitare, qui, en plus d’accompagner le chanteur, semblait lui répondre dans les intervalles entre les vers, répétés trois fois, selon la forme « question-réponse » ; cet instrument était joué avec une technique particulière, de façon à imiter l’émission vocale. Le Blues instrumental naît avec des instruments de fortune que l’on retrouve entre autre dans les « washboard-band » : planche à laver jouée avec des dés à coudre ayant un rôle rythmique, ou le manche à balai et corde tendue sur une lessiveuse retournée ayant le rôle de la basse.

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L’introduction des instruments fut due surtout aux créoles noirs, dont le sang partiellement blanc leur permettait de jouir de privilèges sociaux particuliers. Le ragtime naît de cette rencontre de la culture africaine et de la musique de salon européenne de cette époque ; marches, polonaises, polkas, quadrilles. Le Ragtime est avant tout une musique pour piano ou banjo. Le ragtime se rattache à la culture africaine, mais les riches inventions mélodiques et surtout harmoniques sont tellement proches de la musique européenne que le ragtime peut être écrit intégralement sur une portée et être exécuté par des musiciens blancs. Un des plus grands représentants de la période de maturité de cette musique très enlevée pour piano fut Scott Joplin auteur du très célèbre « Mapple leaf rag », édité en 1899.

L’emploi croissant de cuivres et d’instruments à anche européens élimina presque le chant du blues, sauf comme accompagnement ou comme interlude. Et quand les Noirs, ayant acquis la maîtrise de tous ces instruments, se mirent à penser musicalement en termes de timbres, par opposition ou en conjonction avec la voix humaine, le blues se transforma et le Jazz apparut. Le Jazz est le fruit de la rencontre des cultures noire, créole et blanche. Au début du siècle, le jazz est une musique nouvelle, vivante, en perpétuelle mutation. Les premières migrations des années 1910 vers les villes du nord contribuent à son épanouissement. Les bateaux à aubes transportent le long du Mississippi une population à la recherche d’un meilleur avenir. Ces migrations économiques favorisent l’expansion et la diffusion du jazz sur le continent américain et dans les principales villes de Chicago et New-York. L’orchestre typique de la Nouvelle Orléans se compose d’une section rythmique : une batterie, un piano, une guitare ou un banjo, une contrebasse ou un tuba. La section mélodique se compose le plus souvent d’un cornet ou d’une trompette, d’un trombone et d’une clarinette. Festive et rythmée, cette musique de dans empreinte de fraîcheur relate une certaine joie de vire. Sa plus grande valeur est sans aucun doute sa spontanéité qui s’illustre musicalement par des improvisations collectives qui font progressivement resurgir les grands solistes de l’orchestre. L’interaction entre les différentes sections et instruments de l’orchestre est une caractéristique fondamentale du Jazz de la Nouvelle Orléans et pose ainsi les jalons du Jazz moderne.

batterie3.jpgLa naissance des grands orchestres appelés « big-bands »dans les années 20 et l’épanouissement des combos (formation jusqu’à 11 musiciens, pouvant jouer dans des lieux plus petits et dans les clubs) s’expliquent par la grande popularité du Jazz et des musiques de danses ; c’est ce qui inaugura l’ère du swing. Les dancings s’agrandissent, les premiers clubs de jazz voient le jour et les orchestres s’étoffent grâce au progrès de l’amplification. L’essor des médias, des radios et de l’industrie du disque favorise cette expansion, entraînant le jazz dans les tourbillons de la commercialisation, même si cette ascension est freinée par l’impact de la crise de 1929. L’effectif le plus classique d’un big band se compose d’une section rythmique et trois sections mélodiques, totalisant entre 17 et 20 instrumentistes. Le répertoire se constitue principalement de chansons et romances alors à la mode qui deviennent progressivement des grands standards du jazz. Les improvisations collectives passent le relais aux arrangements soignés ponctués de riffs (courte phrase répétée plusieurs fois de suite par la section mélodique de l’orchestre). Le rôle du soliste s’étend aux différents instruments de l’orchestre ; la batterie, la guitare, le vibraphone ou encore la contrebasse. Les trompettes commencent à exploiter le suraigu. Le rôle de la batterie, seul instrument inventé par les jazzmen, s’éclaircit de façon définitive par l’apparition des cymbales charleston au début des années 1930 et par l’utilisation progressive du « chabada » (figure rythmique ternaire de base jouée sur la cymbale de façon régulière par les batteurs) alors que la contrebasse remplace le tuba de façon définitive. .

Le Be Bop est un courant où triomphe le soliste, plus particulièrement les trompettistes et saxophonistes. Il puise son répertoire dans les standards des années 30 et le blues, mais les compositions de ces nouveaux interprètes sont beaucoup plus complexes tant sur le plan rythmique qu’harmonique. Le « bopper » est avant tout un musicien ayant une connaissance parfaite de son instrument, il est virtuose et il a par ailleurs de solides connaissances harmoniques.

Dans les années 50 apparait la tendance Cool. Voici les caractéristiques de ce style : légèreté et lyrisme, des rythmes plus fluides et plus doux, les murmures des saxophones et les sourdines des trompettes, l’influence de compositeurs de classique notamment Stravinski et Debussy dans les compositions et arrangements, l’influence de la musique brésilienne (samba et bossa-nova).

jazz_band.jpgLe jazz des années 60 devient un cri violent, il reflète à son tour d’une Amérique tourmentée en quête d’un changement radical : C’est le Free jazz. Il ‘assimile aux préoccupations du peuple noir-américain encore sous le poids de la discrimination raciale, et s’épanouit aux mouvements de Martin Luther King, assassiné en 1968. Le free jazz se caractérise par l’abandon des règles : absence de thème, de trame harmonique, tempo et mesures libres. Le free jazz est le témoin d’un refus radical des procédés musicaux académiques. Les musiciens de l’orchestre improvisent soit collectivement, soit l’un après l’autre. Les changements de tonalité, de rythme, ou de thème se produisent spontanément : ils ne suivent aucune partition ni aucun arrangement préalable entre les musiciens. Les musiciens de free essaient d’inventer de nouvelles façons de jouer pour produire des sons inhabituels avec leurs instruments.

Le free jazz n’est qu’un des nombreux courants de jazz qui se développèrent pendant les années soixante. Il existait aussi du jazz-rock, du jazz-funk et d’autres styles regroupés sous l’étiquette de jazz-fusion ou jazz électronique. Son essor coïncide avec l’arrivée des premiers synthétiseurs. Le jazz rock est une musique très typée ou chaque groupe recherche un son particulier. C’est aussi l’époque où le jazz rentre peu à peu dans les institutions.

 

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